Depuis les derniers 18 mois au cours desquels la transition version 2015 des Normes de management ISO 14001 et 9001 bat son plein, nous sommes confrontés tout du moins pour cette dernière, à des situations anormales  tant en terme de gestion au fil de l’eau que lors des audits tierce partie.

Les organismes certifiés 9001 :2008 qui ont fait le choix d’effectuer le passage de leur SMQ à la version 2015 en sous-traitance, peuvent se trouver confrontés à d’importantes difficultés de maîtrise des exigences du dernier référentiel.

Bien que le consultant est l’obligation de sensibiliser son client aux nouvelles exigences normatives, il s’avère que, lorsque de surcroit le conseil réalise lui-même l’audit de son propre travail à la fin de la mission, il passe à coté d’écarts importants voire rédhibitoires.

Dans le présent cas de figure, le RQ du client qui n’a été que sensibilisé et non formé n’ayant pas la maîtrise suffisante du référentiel pour repérer les manques de définition, formalisation ou application et faisant confiance de bonne foi à son sous-traitant, prend pour audit interne les résultats du contrôle du livrable effectué par le consultant.

Si ce dernier a la maîtrise de son art et réalise un travail conforme, le résultat à court terme sera efficace en ce qui concerne la certification visée pour l’exemple. Mais sera-t-on efficient dans le cadre de la gestion du SMQ  sur le moyen et long termes ?

La situation que je rencontre, lors de l’audit d’organismes pour lesquels le RQ cumule plusieurs fonctions dont parfois celle de direction unique ou partagée et lorsqu’elle est couplée à l’absence de formation réelle sur la version 2015, peut être à minima une transition sans analyse des risques au niveau des processus.

L’absence d’une réelle maîtrise du référentiel en interne entraine de facto une difficulté pour la validation  de l’efficacité de la maîtrise exercée par le prestataire (# 8.4.2.d) dans sa mission de mise en œuvre d’un SMQ conforme aux exigences de la v 2015 et donc un risque réel de NC en audit tierce partie.

Il me semble plus efficient de préférer à la sous-traitance basique du type assistance/conseil externe, une externalisation de la fonction RQ sous la forme d’un partenariat qui entraîne des obligations de maintien de qualification chez l’intervenant, voire de résultat final contractuel.

La Norme vous y autorise. Le marché existe. Les avantages sont indéniables…. Renseignez-vous.