Retard dans la transition ISO 9001

Nouveau responsable qualité, animateur qualité ou RQ en poste pour la gestion d’une organisation ISO 9001, ne faites pas l’erreur de sous-estimer la transition de la version 2015.

Au cours des 18 derniers mois d’audits tierce partie de certification pour un organisme accrédité positionné dans le top 2 mondial, j’ai eu la surprise de me voir présenter des SMQ avec une prise en compte des nouvelles exigences dans une fourchette de 0 à 90 %. Ayant sur la période réalisé un nombre d’audits approchant les 50 missions, je pense que mon échantillonnage peut être exploitable en 1ère approche.

Pour l’illustration des situations, elles vont d’un SMQ n’ayant eu comme évolution de transition que la refonte du Manuel qualité pour le faire « coller » aux chapitres du nouveau référentiel, avec une prise en compte de niveau quasi nul des spécificités de la v 2015 (sauf nouvelle politique principalement) et ceci pour 5 % de l’échantillon, à des organisations ayant réalisées de manière exhaustive l’analyse des risques et hiérarchisé ces derniers, défini et planifié ses actions d’amélioration et opportunités après prise en compte de ses enjeux sur la base d’une bonne connaissance de son contexte et de ses parties intéressées pertinentes.

La distribution de l’échantillon est bimodale avec un manque important d’individu aux alentours de la moyenne.

Ce manque de préparation à la transition concernant une population notable m’a été confirmé lors de mes missions de formation continue ou d’accompagnement des structures en missions de conseil ou d’audit blanc.

Les causes illustrant cette situation pour ceux concernés par un manque de préparation à la certification ou par un biais concernant l’état des lieux réalisé en interne afin de décider ou non de faire appel à de la sous-traitance  sont de manière non exhaustive :

  • Annulation et multi-report des formations interentreprises organisées souvent par les majors
  • Pas le temps dans le contexte économique tendu
  • Non connaissance des nouvelles exigences par sous-estimation de l’évolution du référentiel
  • Mauvaise évaluation liée à la dernière évolution (passage v 2000 à v 2008) avec très peu de modifications (les anciens qui ont connus la 9001 depuis 1987 ne se sont peut-être pas laissé prendre)
  • Formation/enseignement avec des intervenants en formation initiale et/ou continue non efficient sur le nouveau référentiel
  • Pas encore assez de recul (ce n’est plus valable depuis janvier 2017) sur l’application du référentiel pour faire remonter les réels écarts et solutions viables

Ne faites pas l’erreur de sous-estimer les nouvelles exigences, surtout le changement de méthodologie et donc l’approche par les risques et opportunités  imposés par la version 2015 de l’ISO 9001.

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